Black Saint. Un nom d’une maison de disques qui laisse déjà entendre ceux qui se trament derrière. Sur ce label italien, dont les studios étaient basés à Milan, les esprits de la Great Black Music auront gravé des traces pour la postérité. Du blues, du jazz, du gospel, il y a tout cela dans la musique de David MURRAY, saxophoniste natif de la côte Ouest, élevé dans le giron de l’Eglise, émancipé aux vents libertaires des années 70, statufié sur le toit du jazz qu’est New York dès les années 80. Depuis, il s’est installé à Paris, d’où il est reparti en quête d’aventures sonores… Sans jamais chercher à faire table rase du passé. Sans racines, nul avenir.
De la fin des années 70 au début des années 90, David MURRAY a gravé dix-sept sillons pour le compte de ce label, où il s’illustra sous son nom, aux côtés du World Saxophone Quartet, la formation à laquelle il reste depuis toujours attaché corps et âme, mais aussi avec de nombreux autres musiciens.
Avec 130 albums sous son nom et des participations à une centaine d’enregistrements supplémentaires en tant qu’invité, il apparaît comme un dinosaure du jazz, si l’on s’en tient au nombre de scènes foulées et aux récompenses déjà venues couronner sa carrière (Grammy Award, Guggenheim Fellowship, Bird Award, Danish Jazz Par Prize, Guiness Jazz Festival musicien de la décennie (1980) par le Village Voice….). Pourtant, c’est toujours la verve et l’inspiration de la jeunesse qui s’expriment à travers une carrière prolifique tant en terme de productions que de d’orientations musicales, le tout avec les plus grands musiciens. David MURRAY s’inscrit comme le digne successeur des plus grands noms du jazz, et c’est maintenant lui qui contribue à l’essor de jeunes talents comme Lafayette GILCHRIST, jeune pianiste déjà plébiscité par la critique.
Le jazz dans toute son assise classique, le jazz dans toute son ouverture polyrythmique…